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À seulement 24 ans, Ian Guionnet incarne parfaitement la nouvelle génération du VTT de descente français. Ce pilote aux multiples facettes - sportif de haut niveau, étudiant en master Management et diplômé d'état de ski alpin - a su transformer sa passion d'enfance en véritable carrière professionnelle.

Depuis sa première apparition sur les circuits de Coupe du monde à 17 ans jusqu'à ses performances remarquées en élite, Ian nous livre un témoignage authentique sur les coulisses d'un sport extrême où chaque descente à plus de 60 km/h demande un mental d'acier. De chutes douloureuses à moments de grâce pure, découvrez le parcours inspirant d'un athlète qui refuse d'abandonner ses rêves et continue de repousser ses limites sur les pistes les plus techniques de la planète VTT.

Comment as-tu découvert le VTT de descente et qu’est-ce qui t’a donné envie d’en faire à haut niveau ?

Mon père Franck est Moniteur Cycliste Français (MCF), il est passionné de BMX race et enseigne également en VTT de plus de 20 ans. J’ai très vite été mis sur un vélo, et en 2016 quand j’ai décidé d’essayer la descente, j’ai su que je voudrais faire carrière dedans.

Quel a été le moment déclencheur où tu t’es dit : “je veux en faire ma vie” ?

L’élément déclencheur à mon sens à été ma première coupe du monde en 2018 en junior à Val di Sole. Découvrir l’ambiance de la coupe du monde, rouler une piste super exigeante, et voir que j’étais dans le coup m’a fait me dire que je voulais me donner une chance dans ce sport.

À quoi ressemble une semaine type d’entraînement pour toi, en pleine saison ?

Une semaine type d’entraînement en pleine saison si il n’y a pas de course reste assez remplie ! Bien souvent j’ai une ou 2 journées en bi-quotidien, une muscu le matin et du vélo l’après midi, et pour le reste j’oscille pas mal sur différents vélos chaque jours, DH, E-bike, BMX, route, le tout dans différents axes de travail. Globalement en nombre d’heures ça se joue entre 12 et 15.

Comment arrives-tu à gérer la pression lors des qualifications et des grandes compétitions internationales ?

C’est vrai que les qualifications sur les coupes du monde c’est quelque chose d’intense. Je pense ne jamais avoir eu une mauvaise pression, qui envahi et inhibe complètement la performance, mais plutôt un boost de me dire que j’étais très chanceux d’être là, et que je me devais de donner le meilleur possible. Se préparer avant une qualification de coupe du monde, ça passe par plein d’étapes, tant dans l’organisation que dans la concentration, et c’est certainement une des sensations que j’aime le plus dans ce que je fais.

Tu as participé à ta première Coupe du monde junior à seulement 17 ans. Qu’as- tu ressenti en te retrouvant parmi l’élite internationale si jeune ?

Ma première coupe du monde était à 17ans oui ! C’est un privilège de se retrouver dans cette position si jeune il ne faut pas se mentir. Je faisais ma finale avec les junior puis ensuite je regardais les élite du moment faire la leur. À ce moment là, m’imagine juste un jour courir avec eux et être compétitif auprès d’eux le plus longtemps possible. Quand on voit l’engouement qu’il y’a pour la discipline, surtout lors de ces première courses, ça fait rêver.

Quels ont été tes plus beaux souvenirs de compétition jusqu’ici ?

J’ai tellement de beaux souvenirs de courses… Si je devais en prendre qu’une poignée je parlerais de ma première fois à Fort William, sur une piste mythique, exigeante où on se rend vraiment compte que finalement une piste bleue comme ils disent les anglais, à rouler à plus de 45km/h de moyenne c’est pas si facile ! Autrement j’ai de très bons souvenir de ma saison 2023 en élite, c’est une saison où les planètes ont commencées à s’aligner, dans laquelle j’ai pu m’exprimer pleinement et profiter de chaque instant.

À l’inverse, quel a été ton moment le plus difficile sur le vélo et comment tu l’as surmonté ?

Je dirais que l’année 2021 à été le moment le plus dur à surmonter pour moi. Je préparais vraiment bien la saison et en janvier une mauvaise chute à l’entraînement me coute 7 mois d’arrêt total de la discipline. 7 mois pendant lesquels je me suis retrouver sur le banc, à regarder tous le monde continuer d’évoluer. C’est vraiment pas facile d’accepter d’être sur le banc, de se laisser le temps pour revenir et surtout de sentir qu’on à profondément l’envie de revenir. À mon sens, c’est cette année là que j’ai su que peut importe le prix, je n’abandonnerai jamais tant que je n’atteignais pas mes objectifs.

Quelles sont tes sources de motivation au quotidien ?

Ma motivation je la trouve dans l’envie d’aller courir, je suis passionné de vélo, j’aime passer du temps dessus et m’entraîner, mais ce que j’aime le plus, et la sensation qui me procure le plus de frissons, c’est la compétition. Toute la préparation que ça nécessite, et le fait d’arriver dans le portillon de départ en sachant que tu es prêt, et que tu vas donner littéralement 100% de toi sur la piste, c’est très plaisant.

Est-ce que tu as des modèles ou des athlètes qui t’inspirent particulièrement ?

Il y en a oui ! Benoît Coulanges et Andreas Kolb sont deux gars aux profils similaires au mien je trouve. Il n’ont pas vraiment explosé tôt dans les résultats étant jeunes élites, mais ils n’ont jamais lâché et se sont donné une chance par tous les moyens qu’ils avaient. Aujourd’hui on a plus besoin de préciser qui ils sont et ce qu’ils ont comme palmarès, et pourtant ça fait déjà 10 ans qu’ils courent en élite. C’est très motivant pour tous ceux qui pensant que si on manque le coche à 20ans, on ne peut plus jamais l’atteindre. Puis même Remi Thirion si on regarde, père de famille, 35 ans, encore capable de gagner des qualifications comme aux Gets ce week-end… c’est le premier à dire je cite « si tu sens que t’en es capable, en étant objectif avec ton niveau, que tu as une bonne hygiène de vie et l’envie de continuer la dedans, alors tu as tout pour réussir ».

Comment gères-tu les moments difficiles (chutes, blessures, contre-performances) ?

Je rejoins un peu ma réponse avec 2021, la blessure est une chose, difficile à accepter et à surmonter, mais j’aurais tendance à dire que c’est presque mieux que la contre performance. Il y a des phases dans une vie avec des hauts et des bas comme chez tout le monde. Pour un athlète, lorsqu’il court, et que chacun de ses résultats ne reflètent pas du tout le potentiel qu’il montre depuis plusieurs années, c’est une des choses les plus difficiles à accepter à mon sens. 

Ça demande de se remettre énormément en question, sur la préparation, les réglages de vélo, la santé mentale. 2024 à été l’une de ces années pour moi, où j’ai été absent des radars sur toutes les courses auxquelles j’ai participé alors que j’arrivais d’une grosse saison 2023. Quand ça arrive, on comprend pas trop pourquoi, on cherche des solutions mais bon ne trouve pas forcément en cours, puis à l’automne on fait le point sur ce qui vient de se passer, pourquoi ça n’a pas marché, et qu’est-ce qu’il faut changer pour retrouver le mojo. Ce genre de moment aussi désagréables soient ils, demandent d’être très bien entouré.

Racer t'accompagne dans ton parcours. Qu’est-ce qui te plaît le plus dans nos produits ?

J’utilise les produits Racer depuis 3 saisons maintenant ! Ce que j’apprécie avec ces produits c’est qu’ils sont esthétiques, et performants. J’ai toujours apprécié les gants Digger 2 avec des petits pad en D3O pour protéger la main, ils sont vraiment top. Puis globalement, plastron, coudières et genouillères, l’essentiel pour notre pratique j’ai envie de dire, je me sens super bien dedans. La nouvelle gamme est vraiment légère à porter, et en cas de chute je suis sur d’être protégé comme il faut. Mention spéciale aussi aux Motion Knee 2 avec leur fermeture éclair sur le côté, super pratique lorsque je dois mettre et enlever mes protections 3x par jour sur les compétitions.

Quand tu es en pleine descente à 60 km/h, qu’attends-tu de ton équipement ?

J’attends de mes protections de faire leur boulot, absorber les chocs là ou les pads en D3O sont présents, pour minimiser au maximum le risque de blessure. Pour les gants, vu que j’utilise les Digger 2, je ne me pose pas trop de question si je pose les mains par terre vue leur conception !

Que dirais-tu à un jeune passionné qui rêve de se lancer dans le VTT de descente en compétition ?

J’ai envie de dire qu’il faut oser y aller. Prendre le départ à une compétition c’est déjà super courageux, parce qu’on s’expose tout de suite au regard des autres dès lors qu’il y’a quelque chose à comparer. Une chose importante aussi c’est d’être patient et de croire en soi, beaucoup de gens nous regardent comme si on avait tout de suite été bon à tout ce qu’on faisait et qu’on à des capacités supérieures, mais spoiler alerte, ça ne veut rien dire du tout, pour l’anecdote, la première course régionale à laquelle j’ai participé, j’ai pris 1 minutes par le premier de ma catégorie, donc rien n’est impossible, tant qu’on y croît et qu’on se donne les moyens pour y arriver.

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Si tu devais donner un conseil à ton toi de 15 ans qui commençait en Coupe du monde junior, ce serait quoi ?

Un conseil, dur comme question ça ! Je dirais, profite de chaque instant que tu vis sur ces courses, et observe tout ce que tu peux pour emmagasiner le plus d’expérience possible. Et pour finir, une chose primordiale à ne jamais oublier dès lors que tu es sur un vélo, c’est de prendre du plaisir.

Merci à Ian pour sa confiance ! 

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